Fais donc ca !

Le blog de ddschutz.

Bright

Quand Netflix prépare des choses ils l’annoncent longtemps à l’avance

Et c’était le cas de ce film Bright

On nous vend quoi : Un film d’action avec Will Smith policier, jusque-là c’est du déjà vu et revu. Mais là son coéquipier est un Orc. Et il y a aussi des elfes et de la magie dans cette histoire. En gros un univers de fantasy qui aurait évolué pour devenir notre monde. Les fans du jeu du jeu de rôle Shadowrun, voient bien l’ambiance du film.

En gros c’est exactement notre réalité, sauf qu’il y a des orcs, fées et autres. Et c’est dans cet univers que se passe l’action.

Alors est ce que c’est un bon film pour autant ? Non. Le film a des défauts, j’en conviens. C’est un peu trop prévisible, voir même beaucoup trop téléphoné comme intrigue. C’est trop grandiloquent pour un film policier, on est plus dans une quête du genre seigneur des anneaux, mais on ne ressent pas les enjeux.

Will Smith fait vraiment du Will Smith. Certains aiment ça et ne sont pas déçus, mais si vous n’êtes pas client ça risque de vous paraître long.

Mais alors qu’est ce qui est bien ?

L’univers !

Le fait que l’on assume que les orcs et les elfes sont là depuis toujours. Et que l’on n’essaie pas de nous expliquer l’élément fondateur de cette guerre inter-race. On nous pose les bases, les elfes vivent dans les beaux quartiers et les orcs dans les cités.

Pareil pour la magie on n’explique pas, mais elle est là, on sait qu’il faut y faire attention, mais on n’en met pas partout même quand il n’y en a pas besoin.

Donc moi je vous encourage à aller le voir pour encourager le projet, pour que l’on puisse avoir une série Spin of qui raconte l’histoire du duo de flic de la police de la magie. Voir les rivalités et les interactions entre les humains et les Elfes.

Je voudrais voir cet univers mais pas par le prisme d’une quête épique. “Une personne sur 300 peut toucher la baguette sans exploser” et [spoiler] comme par hasard c’est le héros [fin du spoiler que l’on voit venir à des km]

Au final une belle tentative d’amener un film d’action policier dans un autre univers. Mais à toujours vouloir en faire plus, on en fait trop.

C’est cela que l’on veut voir ! Des univers innovants, pour des films de flics, ou des films d’actions. La science-fiction ce n’est pas que des vaisseaux spatiaux, la fantasy ce n’est pas que des chevaliers, des nains et des elfes. Tout le monde connait des deux univers prendre un peu d’un pour en mettre dans l’autre, ça donne un univers encore non exploré.

Sans vouloir forcément trouver et surtout expliquer au spectateur tous les points. On peut comprendre que dans un univers il y ait des elfes dans des vaisseaux spatiaux, sans que l’on nous explique que c’est une faille dimensionnelle qui mène vers un monde parallèle etc.

Donc voilà une histoire très classique, dans un univers innovant, je vous encourage quand même à le regarder, même si ce n’est pas le film du siècle.

Dernier Pub Avant La Fin Du Monde

Une bande de jeunes hommes, choisissent pour fêter la fin de leur cursus du lycée de faire le tour des bars de la ville. Ça tourne mal

Pour plusieurs raisons, d’une part comme on est en grande Bretagne il y a 12 Pubs dans la ville, ce qui est assez imposant. D’autre part comme on est dans la culture anglo saxonne ils boivent des pintes. Ce qui fait environ 6 litres de bière dans la soirée, sans compter les shots de vodka. N’importe quel homme normal serait saoul avant la fin, mais comme les héros sont anglais ils tiennent encore debout à la moitié du parcours. Mais ils ne le finissent pas.

Sous l’impulsion de leur leader d’antan ils vont retenter l’aventure 20 ans après. Mais en 20 ans les gens ont le temps de changer, et ils ont tous choisi une voie différente. Et ils ont tous réussi leurs vie, avec femme enfant et argent. Tous sauf un, leur ancien leader, qui vit dans le souvenir de sa gloire lycéenne passée.

Ils repartent donc tous retenter l’aventure de faire la tournée des 12 pubs en finissant par le “dernier pub avant la fin du monde”

Le film commence et ils se racontent leur vie passée et présente et on sent le film de pub. Ils enchainent plusieurs pubs et au bout de quelques pubs, le film change brutalement de style. Et il part dans une voie que l’on n’attendait pas. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise, mais sachez que ça vaut le coup.

Je n’avais rien entendu sur le film et le début de film de pub avait commencé à me saouler (ah ah quel jeu de mot bien placé) j’allais arrêter quand ça a commencé à devenir sympa.

Et la fin est encore plus surprenante. Bref allez y sans trop lire dessus, laissez-vous porter par cette comédie britannique, vous serez étonnés.

The Baby-sitter

Quand on a 12 ans avoir une baby-sitter c’est un peu la honte. Mais quand sa baby-sitter est une jeune femme sexy, intelligente et badass (comme disent les jeunes) ça passe un peu mieux.

Un slasher avec une baby-sitter, on pensait avoir fait le tour mais, Netflix nous propose ici un film qui change un peu, car la baby-sitter, n’est pas celle qui court en criant, mais c’est elle qui poursuit.

Un film qui n’est pas un film d’horreur mais bien une comédie d’horreur. Alors oui il y a du sang mais ça ne fait pas peur. Et je rassure ceux qui n’aiment pas ça qu’il n’y a pas de vomi non plus. Par contre les arachnophobes devront fermer les yeux 5 minutes.

Pour en revenir à l’histoire, ce jeune ado doit passer le week end seul à la maison. Ses parents partent pour “se retrouver”, traduisez “pour assouvir des pulsions sexuelles qu’ils ne peuvent pas effectuer avec un ado dans la maison”. Il doit donc passer le week end avec la baby-sitter, car oui ses parents sont “un peu” protecteurs. La meilleure amie de cet ado lui dit que les baby-sitters, après avoir couché les enfants appellent leurs petits copains et font des cochonneries sur le sofa. Il choisit alors, pour pouvoir se rincer l’œil, de rester debout et d’aller espionner.

Mais ce qu’il va voir ne va pas être exactement ce qu’il espérait. Et à partir de ce moment il va devoir fuir. Enfin pas vraiment, il va plutôt se défendre tel un Kevin McAlister sans préparation. D’ailleurs je me demande pourquoi il ne va pas se réfugier chez un voisin. Peut-être parce que ce n’est pas crédible qu’un ado de 12 ans vienne au milieu de la nuit dire que sa baby-sitter veut le tuer.

Toujours est-il que c’est un bon film, qui reprend tous les codes du slasher, et les mixe avec un peu de maman j’ai raté l’avion. Les morts sont assez classiques mais bien mises en scène, ce qui sauve le film.

Allez y vous rentabiliserez votre abonnement Netflix en une seule soirée.

Little Evil

Les enfants des autres c’est toujours le problème. On le sait bien ses enfants à soi c’est les plus beaux, les meilleurs, les plus intelligents ; mais les enfants des autres c’est toujours c’est toujours une plaie.

Alors lorsque l’on épouse quelqu’un qui a déjà un enfant d’une autre relation, on ne peut pas fuir cet enfant, et la cohabitation peut parfois être difficile.

D’autant plus quand cet enfant à des comportements un peu étranges. Comme regarder la neige sur la tv, vivre dans le noir, parler avec une voix de démon, ou même vous enterrer vivant au fond du jardin.

Avant d’aller plus loin je voudrai revenir sur cette histoire de neige à la TV, il ne regarde pas un paysage alpin en hiver, il regarde un brouillard numérique produit par une non réception de signal. D’ailleurs de nos jours avec la TNT il n’est plus possible de voir cette “neige”, l’écran affiche juste “no signal” qui est quand même bien moins flippant.

Ce petit garçon qui a un comportement étrange est-il la réincarnation de l’Antéchrist ? Ou simplement un enfant avec des problèmes comportementaux ? Voilà la question que l’on se pose durant tout le film, en particulier au moment où il assomme et enterre vivant le beau-père.

Je vous rassure on a la réponse dans le film, mais je ne vais pas vous spoiler, mais plutôt vous encourager à regarder ce film.

Un beau film où l’on parle de famille recomposée, avec humour, mais en n’oubliant pas que les enfants sont aussi secoués après une rupture et un remariage.

J’ai bien aimé le groupe d’entraide pour les parents qui ont épousé un conjoint qui a un enfant d’une précédente union. À la manière d’un groupe d’alcooliques anonymes, ils racontent leurs mésaventures avec ces enfants.

Un bon film qui mêle humour, comédie sentimentale, et film d’horreur. À rajouter sur votre liste de film à voir sur Netflix.

Captain America Winter Soldier

Le second captain América, qui n’est malheureusement pas au niveau du premier.

Dans ce second film captain America doit combattre une menace interne au shield. Qui pour nous protéger a créé une arme qui peut déterminer si on va faire un crime, c’est arme est couplé avec moult lasers ou missile, enfin quelque-chose qui peut tuer. Et d’ailleurs Hydra va s’en servir pour créer un monde plus pur

Captain America qui a déjà vu ça avec les nazi avant sa congélation (il n’y a pas à redire, ils font du bon boulot chez Picard) veut éviter cette dérive, et va tenter de les en empêcher.

Et attention spoilers ! Il va y arriver ! Bien sûr ça ne va pas être facile, bien sûr ça va se finir à la dernière seconde, mais on a droit à un méga happy end a la fin.

Il faut croire que les films de super héros ne me plaisent plus. Car je me suis un peu ennuyé.

Un truc qui me dérange dans ces films en général, c’est le fait que lors du combat final on va faire 2 groupes avec chacun une mission (souvent la même mais à 2 endroits différents), d’un côté le super héros, et de l’autre une armée de figurants militaires ou non, enfin tout le monde est dans l’autre groupe. Notre super-héros, celui dont le nom est sur l’affiche il fait sa partie, dans le temps imparti, et ça se passe plutôt bien. Et quand il a fini il demande des news de l’autre groupe, et ça ne se passe pas très bien. Il va alors y aller pour régler le problème et réussir la mission à lui tout seul.

Mais alors pourquoi à chaque fois on envoie d’autres gens se faire chier à rater une mission ? On ne peut pas leur dire « bon les gars ce coup-ci captain America va faire tout le boulot, vous vous allez faire une belle grosse diversion »

On aurai gagné du temps et le plan fonctionnait aussi. Sans compter la baisse de motivation des troupes si on les envoie au charbon et qu’à chaque fois c’est le héros qui finit et qui récupère les lauriers.

Une idéologie de la réussite en solitaire, qui n’est pas compatible avec un message de solidarité et d’entre aide.

Vous l’avez donc compris, je ne suis pas fan de captain America, et ce film n’a pas réussi à me réconcilier avec l’homme congelé…

Une Famille Tres Moderne

Après la bonne expérience du film les Millers, j’ai enchainé avec cet autre film mettant en vedette l’ex héroïne de la série Friends

C’est surtout parce que l’algorithme de Netflix me l’a proposé. Partons donc avec Kassie une femme moderne qui ne s’encombre pas d’un compagnon inutile, en gros elle est célibataire. Son confident c’est Wally, enfin c’est lui qui reste même après s’être fait friendzoné. Il y a toujours un espoir…

Kassie, sentant son horloge biologique tourner, décide contre l’avis de tous d’avoir un enfant. Mais oui c’est tellement bien d’être mère célibataire, tout le monde en rêve.

Et comme c’est une new-yorkaise un peu bobo elle décide de faire de son insémination une fête. Elle invite ses amis, un médecin et le donneur. Tout ce qu’il faut pour une soirée réussie.

Et là, on le voit venir à des kilomètre le meilleur ami va donc échanger son sperme avec celui du donneur. Mais oui qui ferai la différence entre 2 gobelets de semence ? Pas le médecin qui procède à l’insémination en tous cas.

Toujours est-il que pour s’occuper de son enfant Kassie retourne chez sa mère à la campagne. Et cela pendant 7 ans. On critique le système de santé des USA, mais ils ont quand même des sacrés congé maternités.

Donc ellipse de 7 ans et elle revient à New York. Oui vivre des aides sociales c’est bien joli, mais quand on est bobo on a besoin de s’acheter des trucs inutiles ou le dernier IPhone et du coup ce n’est pas facile.

Elle revient et retrouve son meilleur ami. Meilleur ami qui découvre le fils de Kassie. Donc meilleur ami, mais qui n’est jamais passé la voir à la campagne en 7 ans ; c’est des amis comme on les aime, qui vous ignorent dès que l’on est à plus de 20km.

On découvre bientôt que le petit est timide et névrosé, comme son père bio, le meilleur ami je vous le rappelle. Alors comme ça être timide et névrosé c’est héréditaire ?? Et pour bien que l’on comprenne que c’est son fils, il a les mêmes tics.

Je crois que le scénariste de ce film un peu trop séché les cours de bio !

Donc à partir de là, on sent venir le chemin classique, Wally va se rendre compte (et se souvenir) que c’est son fils, et va vouloir le récupérer et l’élever. Maintenant qu’il n’y a plus besoin de changer les couches c’est facile !

Je vous encourage à éviter ce film qui fait fit de 100 ans de psychanalyse, et qui fait l’apologie des liens de sang. Je me mets à la place de l’enfant, j’ai 7 ans et un mec vient me dire qu’il est mon père et qu’on va être une famille avec ma mère, je lui dire pas dans les bras en disant “papa !” J’appelle plutôt le Pedobear !

Le film n’est pas marrant, pas attendrissant, retourner voir les saisons de Friends plutôt que ça. Et quand on sait que je ne suis pas fan de Friends, ça veut tout dire…

Dave Made a Maze

Dans ce film comme son nom l’indique Dave à fait un labyrinthe.

Ce film était passé sous mon radar à la lecture du programme du FEFFS ; mais lors de la conférence de presse, Daniel Cohen le directeur du festival, l’a tellement bien vendu que je l’ai rajouté à mon programme.

Je suis donc allé voir ce film qui en plus était dans la compétition officielle. On a donc reçu un petit papier et un crayon pour pouvoir voter pour le film en fin de projection.

Revenons au film, la copine de Dave rentre après un weekend passé hors de la maison et découvre que Dave a créé un labyrinthe en carton au milieu du salon. Il nous annonce alors que c’est bien plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur, un peu comme un Tardis.

Contre la recommandation de Dave elle appelle des amis et décident d’entrer dans le labyrinthe en carton. Et c’est là que ça dégénère.

Car oui le labyrinthe est plus grand et est très dangereux. C’est surtout un autre monde où tout est fait de papier et de carton.

On se rend compte rapidement que c’est dangereux quand une de leur amie se fait décapiter par une scie. Et là on comprend que l’on est parti pour un autre monde car ce n’est pas du sang qui jailli du cou mais des confettis rouges.

On suit alors ce groupe d’ami de salle en salle comme des aventuriers d’un jeu d’aventure qui entrent dans une nouvelle salle en ne sachant pas sur quoi ils vont tomber. Et dans chaque pièce une nouvelle étape les attend vers la sortie.

On note des clins d’œil aussi bien à l’Iliade d’Homer qu’a Star wars.

Et quand on sait qu’ils ont dut créer les salles et les détruire au fur et à mesure de la réalisation du film, on se dit que ça a dut être un travail de titan.

Au final je vous encourage donc à aller voir ce film, il n’est pas disponible partout, mais le DVD est disponible depuis peu.

Zombilenium

Grâce au FEFFS, j’ai pu assister en avant première à la projection du film Zombilenium.

Zombilenium c’est quoi ?

Ce n’est pas ce que vous imaginez, ce n’est pas un film d’apocalypse zombie ! Non, c’est un parc d’attraction.

Reprenons depuis le début. Zombilenium c’est une bande dessinée qui raconte l’histoire d’un parc d’attraction sur le thème de l’horreur. Et devinez quoi ? Ce parc se nomme Zombilenium ! C’est dingue ces coïncidences !

Commençons par le parc d’attraction. C’est un parc de loisirs sur le thème des zombies, vampires et autres monstres, mais ce ne sont pas des acteurs sous payés qui enfilent un costume en latex. Non ce sont des vrais monstres. C’est un concept, une sorte de réinsertion pour les morts vivants.

Dans le film comme dans la BD on suit le parcours du nouvel employé, pas très emballé d’être un monstre. Mais ca vaut toujours mieux que l’enfer.

Le film est une bonne adaptation de la BD et l’ambiance est bien rendue, et on reconnait le trait de Arthur De Pins qui signe la BD et le film. L’histoire est très classique, le parc ne fait pas assez de bénéfice pour survivre, et il faut alors faire appel à des investisseurs. C’est souvent dans les films que les parcs d’attraction, n’attirent pas assez de clients. On se demande alors pourquoi les gens veulent encore ouvrir des parcs ? Est ce que c’est pour la critique sociale ou pour faire passer un message anti piratage des films ? Ou simplement une métaphore de la vie, il faut évoluer, et ne pas rester figer sur les vieilles recettes ?

Je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que les investisseurs sont toujours un peu coincés. Et qu’il ne faut pas les brusquer.

Rassurez vous, c’est un film pour toute la famille donc on sait que ca va bien finir.

Il y a juste une chose qui m’a perturbé durant tout le film. C’est la voiture de la sorcière. Elle conduit une Austin Mini, jusque là rien de particulier. Mais c’est une vraie voiture anglaise avec le volant du mauvais coté.

Car oui , entendons nous bien, c’est eux qui ont leur volant du mauvais côté, ce n’est pas un choix de vie ou autre, c’est juste qu’ils n’ont pas évolué depuis l’époque médiévale. Ils ont gardés la place de chauffeur compatible avec le port de l’épée et une reine ! Hé les mecs ils faut évoluer un peu !

Revenons à cette voiture, avec le volant à l’anglaise. Pourquoi une personne voudrait conduire une voiture anglaise en france ? Est ce pour nous dire que toutes les sorcières sont anglaises ? Est ce que le diable qui a offert cette voiture est anglais ? Est ce bien ça le message ? Nous prévenir face au danger de la perfide Albion ?

De plus la sorcière à un “A” symbole francais d’un conducteur débutant. Peut on avoir un “A” sur une voiture anglaise ?

Que de questions qui restent sans réponses dans ce film…

En conclusion, même si l’histoire est classique, la réalisation est bien faite, pas de faute de gout ; je recommande donc ce film, pour une sortie en famille.

FEFFS Interview

J’ai eu l’honneur il y a deux semaines d’assister à la conférence de presse du festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg.

Et j’en ai profité pour réaliser une interview de Daniel Cohen directeur artistique du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. Cette interview vous la retrouvez sur le site du podcast capteurs d’écran le podcast cinéma dans lequel j’interviens.

Je vous envoie donc écouter cette interview, et pour vous allécher voici les points abordés.

Nous y parlons donc du festival, de ses 10 ans oui car ça fait déjà 10 ans que ça existe ! Vous pourrez découvrir les animations organisées pour l’occasion, drive in cinéma de plein air, cinéma sur l’eau, mais aussi le festival du jeu vidéo indépendant.

Et comme c’est un festival de cinéma, nous avons évoqué quelques films de la sélection :

Les Millers

Une famille recomposée c’est pas facile alors une famille composée..

Tout commence avec un dealer un peu looser à qui on propose de monter en gamme. Mais je vous rassure ce n’est pas un thriller policier mais bien une comédie.

Et on s’en rend tout de suite compte grâce aux mauvais choix que fait notre héros. Par exemple aider son voisin un peu simplet qui tente d’agresser des punks. Enfin quand je dis punk c’est une expression imagée pour que vous vous représentiez les mecs, je ne voudrais pas choquer mes lecteurs punks.

Bref toujours est-il qu’en moins de 10 minutes de film le dealer se fait voler et son herbe et son pognon. Et quand on est dans le trafic de drogue ce n’est pas bon signe. Je dois avouer que quand on fait de la vente classique ce n’est pas cool non plus, mais en général on a des assurances pour ça. Et les dealers ont rarement ce genre d’assurances. Et oui ce sont des gens mal organisés. La preuve dans le film il garde tous son matos et son argent dans sa table basse. Il n’y a pas de meilleure cachette ? Et ne pas mettre ses œufs dans le même panier il connaît ?

Bon si ça avait été un champion il n’irai plus dans la rue pour vendre il serai à un autre niveau. Comme son boss en fait qui lui a un beau bureau avec derrière son bureau une verrière donnant sur : Un aquarium. Mais oui rien que ça. Et quand je dis aquarium pas le petit bol avec un poisson rouge ! Non un truc énorme avec des requins et un orque. Oui. Rien que ça. On sent tout de suite qu’il a dépensé sans compter.

Le boss trafiquant, on sent tout de suite que c’est un connard. On a envie de le baffer dès qu’il ouvre la bouche. Et il propose donc à notre héros un moyen de se racheter de tout l’argent qu’il a perdu. Il faut qu’il aille au Mexique récupérer “un peu” de drogue.

Bref on sent tout de suite que le “un peu” est une grosse quantité. Car on ne fait pas le voyage pour rien. Il se dit alors que traverser la frontière mexicaine avec sa tête de dealer dans sa voiture de dealer il va se faire repérer. Il décide donc de former une team ! Et pour ça il ne va pas bien loin. Son jeune voisin niais, c’est un peu de sa faute s’il est dans la merde donc autant le faire participer. La jeune fille qui zone dans le quartier qui est aussi liée à l’embrouille du début est aussi enrôlée. Et pour finir il lui faut une femme, et il embauche la strip teaseuse dont il est secrètement amoureux et qui vit en face de chez lui.

Voilà une team qui vend du rêve. Ils vont au Mexique se font charger la drogue. Et là on comprend que “un peu” c’est environ 2 tonnes. Ils en mettent partout dans tous les placards sous le lit partout. Et là me vient une question “ils avaient rien dans le camping-car ? “ du genre un truc à manger pour la route du retour ? non ?

Bref passons rapidement. Rapidement comme ils passent rapidement à la douane. Les doigts dans le nez avec un sombrero.

Et là on se dit c’est quand même rapide comme film 30 minutes et ils ont déjà fini leur mission. Mais c’est sans compter la filouterie du boss qui bien sûr a tenté de voler la drogue du trafiquant mexicain. Et s’il y a une chose qu’il ne faut pas faire c’est faire chier les trafiquants de drogue mexicains. Tous ceux qui ont vu desperados le savent.

Donc course poursuite, et comme il faut en rajouter une couche ils sympathisent avec d’autres campeurs-car, dont le gars est un flic de la brigade des stups.

Et c’est là que le film commence vraiment avec des quiproquos sexuels, une morsure d’araignée sur les testicules et un show de striptease improvisé. Des ficelles faciles me direz-vous, oui peut être mais toujours sympathique.

Et on se rassure à la fin un happy end, avec tout de même un twist final qui nous rappelle la belle morale américaine.

Je vous encourage à regarder ce film qui est dans la pure veine de film de drogue-sploitation, une belle comédie avec un message anti-drogue.